En France, plusieurs millions de personnes accompagnent au quotidien un proche âgé, malade ou en perte d'autonomie. La plupart le font sans y être préparés, en plus de leur travail et de leur propre famille. Voici quelques pistes pour tenir dans la durée.
La charge mentale, souvent invisible
Ce n'est pas seulement le temps passé qui épuise, c'est le fait d'avoir toujours une partie de son attention occupée : est-ce qu'il a mangé, est-ce qu'elle a pris ses médicaments, est-ce que le rendez-vous chez le cardiologue est bien noté. Cette vigilance permanente use, même sans geste concret au quotidien.
Déléguer ce qui peut l'être
Certaines tâches n'ont pas besoin d'être faites par vous personnellement. Un pilulier automatique, un rappel de médicament, une aide à domicile pour les courses : chaque tâche déléguée à un outil ou une personne, c'est de l'énergie mentale récupérée pour ce qui compte vraiment, la présence et la relation.
Se faire aider, ce n'est pas abandonner
Beaucoup d'aidants culpabilisent à l'idée de ne pas tout gérer eux-mêmes. Utiliser un rappel automatique pour les médicaments, par exemple, n'est pas se désengager, c'est s'assurer qu'un oubli ponctuel ne devienne pas un problème grave, tout en gardant l'énergie pour le reste.
Des ressources existent
Des associations comme France Alzheimer, des cafés des aidants, ou le numéro national d'écoute des aidants proposent un vrai soutien, souvent gratuit. Ne pas hésiter à s'en servir : personne ne devrait porter cette charge seul.
- ✓France Alzheimer : groupes de parole locaux pour les aidants
- ✓Cafés des aidants : rencontres informelles entre personnes dans la même situation
- ✓Phare : pour ne plus avoir à vérifier chaque jour si les médicaments ont été pris