Selon l'Organisation mondiale de la santé, dans les pays développés, environ un patient chronique sur deux ne suit pas son traitement exactement comme prescrit. Ce n'est pas un manque de sérieux : les raisons sont souvent structurelles, pas personnelles.
Trop de médicaments, trop d'horaires
Après 65 ans, il n'est pas rare de suivre plusieurs traitements en parallèle, chacun avec ses propres horaires. Plus il y a de prises à retenir dans une journée, plus le risque d'en sauter une augmente mécaniquement, quelle que soit la bonne volonté de la personne.
L'absence de routine visible
Un médicament pris "quand on y pense" se perd plus facilement dans une journée chargée qu'un rendez-vous fixé à une heure précise. Sans repère extérieur (une alarme, un rappel), la prise dépend uniquement de la mémoire du moment.
La peur de déranger
Certains patients évitent de parler de leurs oublis à leur médecin ou à leurs proches, par gêne. Résultat : personne n'ajuste le traitement ou ne met en place un vrai filet de sécurité, et le problème se répète.
Ce qui aide vraiment
Les études sur l'observance montrent qu'un rappel externe et régulier (et non la seule volonté du patient) est ce qui améliore le plus la prise correcte des traitements. C'est exactement le principe de Phare : un rappel simple à l'heure de la prise, et une alerte à un proche seulement si besoin.